COMBUSTION
Group show — Salon /H
Vernissage 24 septembre 2026
Exposition 25 septembre-31 octobre 2026
Adriana Amaral, Alexandre Baldrei, Rodrigo Braga, Gal Cipreste & Masina Pinheiro, Ian Salamente, Keanu Lebon, Lívia Melzi, Felipe Rezende et Vincent Rosenblatt.
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Pour notre exposition de rentrée, Combustion réunit onz
COMBUSTION
Avec Combustion, Salon /H réunit onze artistes autour d’une même intuition : derrière les formes apparemment stables du monde agissent des forces qui les transforment continuellement.
Si le feu traverse effectivement l’exposition, parfois de manière très concrète, Combustion ne cherche ni à construire une iconographie de l’incendie ni à ajouter de nouvelles représentations de la catastrophe à celles qui saturent notre présent. La combustion y est envisagée dans un sens plus large : comme le moment d’une transformation, lorsqu’une matière, un paysage, un corps ou une image passent d’un état à un autre et conservent la trace de ce passage.
Brûler, fondre, cristalliser, perforer, éroder, accumuler, disparaître, survivre : les œuvres réunies par Salon /H donnent à voir des processus plutôt que des états. Certaines mettent directement en jeu les éléments et leurs transformations ; d’autres observent la manière dont le temps, l’histoire ou les rituels s’inscrivent dans les matériaux et les territoires.
D’autres encore déplacent cette énergie vers les corps, les relations sociales, la fête, le combat, le désir ou les rapports de pouvoir. La combustion devient ainsi une manière de regarder. Elle invite à considérer ce qui, sous la surface des choses, continue d’agir.
Cette attention portée aux transformations structure depuis plusieurs années le regard de la galerie. Avec Combustion, elle prend valeur de manifeste. Entre photographie, peinture, sculpture, verre, papier, textile et installation, l’exposition rassemble des pratiques dans lesquelles le matériau n’est jamais neutre et l’image jamais seulement représentation. Un paysage peut devenir une archive ; une photographie, la trace d’une expérience ; un matériau, le dépositaire d’une histoire ; un objet, le témoin de circulations politiques, culturelles ou géologiques.
Réunissant des artistes liés à la France et au Brésil, Combustion fait également apparaître des histoires qui circulent entre les deux territoires.
Les œuvres ne sont pourtant pas rassemblées sous une identité géographique commune. Elles partagent plutôt une attention à ce qui résiste aux catégories et aux états fixes : ce qui se déplace, se consume, se transforme et parfois survit.
Combustion se situe précisément à cet endroit : lorsque quelque chose a commencé à changer et qu’il n’est plus possible de revenir à l’état antérieur. En ce sens, l’exposition entre en résonance avec ce que nous vivons actuellement : ce sentiment diffus d’être au cœur d’un point de bascule dont l’issue reste inconnue.
Philippe Zagouri
adriana amaral
Adriana Amaral pratique la photographie, le collage et le dessin, et consacre ses recherches aux concepts de mémoire, de corps, d’intimité et de féminité. Ses œuvres font partie de collections publiques, telles que le Museu de Arte de Ribeirão Preto (SP), le Museu de Arte Contemporânea de Campo Grande (MS) et le Museu de Arte Contemporânea de Jataí (GO).
marcela cantuária
Marcela vit et travaille à Rio de Janeiro. Ses peintures mélangent des images historiques du monde politique avec des représentations de la culture visuelle contemporaine. Marcela élabore des récits où elle se confronte à une société structurée par le machisme et la misogynie, en faisant revivre des événements sociaux régulièrement minorés, effacés ou maltraités par l’histoire. Son oeuvre dialogue avec des questions relatives à la position des femmes dans la société, la lutte des classes, la division des pouvoirs, les stéréotypes de genre.
rodrigo braga
Né en 1976 à Manaus, en Amazonie, Rodrigo Braga vit à Paris depuis 2019. Photographie, vidéo, performance et installations nourrissent une œuvre centrée sur les relations entre l’humain et le monde animal, végétal et minéral. Lauréat du Prix PIPA en 2012 et du Prix MASP en 2013, il a notamment exposé à la Biennale de São Paulo, au MoMA PS1 et au Palais de Tokyo.
Gal Cipreste & Masina Pinheiro
Gal Cipreste Marinelli et Masina Pinheiro vivent et travaillent à Rio de Janeiro. Leur pratique, entre photographie, vidéo et installation, explore les questions de genre, de mémoire et les violences vécues dès l’enfance. Leur série GH, Gal and Hiroshima a été finaliste du Prix Découverte Louis Roederer aux Rencontres d’Arles en 2022.
Ian Salamente
Né en 1997 à Cabo Frio, Ian Salamente vit et travaille à Rio de Janeiro. Sa peinture, souvent élaborée à partir de ses propres photographies, puise dans les paysages et la culture populaire de la Região dos Lagos, territoire marqué par l’exploitation du sel et les transformations de la lagune d’Araruama.
Keanu Lebon
Né en 1994 à Évry, Keanu Lebon est diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2023. À travers le verre, les métaux, les moulages et des matériaux organiques, il développe des sculptures et installations où s’hybrident anatomie du vivant, formes industrielles et iconographie spirituelle. Il est lauréat du Prix François Bret et de la Bourse Bredin-Prat.
Lívia Melzi
Artiste brésilienne vivant en France, Lívia Melzi développe une pratique à la croisée de la photographie et des arts plastiques. À partir d’archives, d’objets muséaux et de récits coloniaux, elle interroge les mécanismes de construction de l’histoire, de la mémoire et des identités. Son travail a notamment été présenté au Palais de Tokyo.
Felipe Rezende
Né en 1994 à Salvador, Felipe Rezende vit et travaille à São Paulo. Dessin et peinture se déploient sur des matériaux issus du monde du travail et de l’espace urbain — bâches de camion, fragments de pneus, objets collectés — pour faire surgir des récits entre expérience sociale, mémoire et fiction.
Vincent Rosenblatt
Né en France en 1973 et installé au Brésil depuis le début des années 2000, Vincent Rosenblatt développe une photographie profondément ancrée dans les cultures urbaines de Rio de Janeiro. Son travail documente notamment les fêtes, les corps et les rituels populaires, dans des images où l’approche documentaire se charge d’une forte intensité sensorielle.
